Tuesday, February 22, 2011

Au travail prolétariat: le terrassement

Gustave Ghestin 31, rouge.

Printemps, 1860


Au travail prolétariat: le terrassement

Avant hier, je vous aurais parlé de mon contentement de vie. Le terrassement, c’est un boulot qui me conviendrait. Contrairement au travail dans l’atelier, celui-ci me met au moins en plein air–loin des émanations de gaz et de vapeur étouffantes qui a aggravé la bronchite. Le travail d’aplanissement des collines est bien plus intense mais il me permet de parvenir à l’approvisionnement de ma famille. Tout cela m’aurait contenté jusqu’à hier. Mais hier, j’ai entendu l’urgence de mon contremaître autour de deux hommes qui nous invoque une révolution à nouveau. Ce Marx & Engels nous inspirent de verser la coupe d’inégalité qui reste au fond de notre société. Auparavant, nous blâmions les rois et les empereurs d’avoir pesé nos esprits et d’avoir épuisé nos poches– et ils étaient tous coupables. Mais c’est plutôt notre système le coupable, qui, ayant lancé la propriété privé et les conditions de travail, de loyer, et de gages qui la convient, enchaîne l’ouvrier et assouvit les goûts du bourgeois. La qualité de ce boulot ne me distrait que de l’inégalité suppressive qui nous gère et qui m’empêche de la vie à laquelle je peine. Le terrassement, dorénavant, je ne le supporte plus.

2 comments:

  1. Voila, j'avais raison. C'est l'heure de retour aux anciens regimes. Plus de securite. Beaucoup plus d'ordre. Vous vous plaignez d'avoir des conditions mal. Aux anciens regimes, pas du tout le cas. Nous avons pleine de travail. Je vous promet. C'est mieux dans une monarchie.

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  2. mon ami, qui a ecrit juste avant moi, je suis d'accord. tu as raison. Vive la monarchie!

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